Elle est debout sur mes paupières

C'est une odyssée, le road-movie d'une fille avec son
accordéon, un de ces voyages d'aujourd'hui pour
se trouver. C'est une histoire de rencontres.
Alors Epsilon se faufile dans le voyage.
C'est la fin du voyage, le début d'une histoire,
c'est la rencontre d'une femme avec une maison.
Alors la maison devient, comme dans l'antique
ars memoriae, un lieu de mémoire : peau de pierre
palimpseste.
C'est un chant baroque, un flux d'images filées
jusqu'à l'étonnement, un déploiement d'éclats de
sensorialité. Et dans les paradoxes du langage, si
concret si simple, surgissent - on les croyait oubliés
- des vocables rares et précieux, des trésors.
«Il faut lever les secrets lentement comme une
paupière», dit Michel Butor. Ce livre n'est que ça,
une paupière s'ouvrant, un battement de cil.