Laïcité chérie... : jusqu'où vas-tu nous conduire ?

On a séparé l'Église de l'État, et c'est bien. Il faut en rester là. On fait un hymne à la
démocratie, à la République, et c'est bien. Il faut en rester là.
Liberté, Égalité, Fraternité, voilà la devise de notre République, et le seul drapeau sous
lequel nous voulons vivre. Et c'est bien. Il faut en rester là. Dieu est mort sur cette terre
démocratique, il fallait le tuer pour en arriver là. Du moins c'est ce que l'on a cru...
Un seul peuple, uni, sous le seul sigle d'une démocratie officiellement athée.
On s'est dit que toutes les religions devaient être tolérées, mais que le dénominateur
commun des hommes ne pouvait être que la démocratie, autrement dit l'athéisme
officiel, puisque le dieu des coeurs demeurait au second plan, caché comme un secret.
On s'est dit que la terre des hommes, loin de la religion, pouvait seule unir les âmes et
engendrer le «vivre ensemble». On a appelé Voltaire à la rescousse. On l'a appelé
comme la lumière nouvelle dont nous avions besoin pour avancer, et pour ce faire on a
dû fausser son image et son but. Oui, les Lumières devaient nous éclairer, et nous
tenant loin de Dieu, de toute religion, de toute superstition, de toute idole, nous mettre
sur le bon chemin : celui de la paix et de la tolérance. Mais cette croyance était juste
une illusion. L'illusion de la démocratie qui se veut souveraine, et qui a engendré loin
de Dieu et des valeurs spirituelles le marasme actuel auquel elle se confronte. Un an
après les événements tragiques de «Charlie Hebdo», une réflexion sur la place de nos
valeurs chrétiennes dans la société moderne.