Temuco : Chili 1973, coup d'État

«La force du récit réside moins dans une intrigue, biographique
ou romanesque, que dans la capacité de l'auteur
à mettre en scène les contorsions d'un corps apeuré,
effrayé mais encore fasciné par une liberté à reconquérir.
Temuco, la ville dont le corps est le prisonnier mais aussi
la ville d'où l'on cherche à sortir. En écrivain qui a déjà écrit
pour des scènes de théâtre, l'auteur de Temuco présente
une succession de séquences qui sont autant de déplacements
corporels dans les rues, les places, le marché, un
restaurant ou des bâtiments publics. Des déplacements
dessinés avec toute la rigueur et la sinuosité qui accompagnent
une dramaturgie. Car se "déplacer", comme on dit
une "personne déplacée", revient à creuser, dans les sous-sols
et entre les barrages militaires, un long tunnel mental
pour s'en sortir.»
E. Mongin, directeur de la revue Esprit
«À lire lentement, ce témoignage vécu : nous allons changer
notre regard sur la vie au quotidien et saluer chaque
nouveau jour avec respect...»
L'éditeur, Serge Kaplun