Qu'appelle-t-on penser Auschwitz ?

La singularité du crime nazi dans l'Histoire est aujourd'hui
connue sous le nom d' Auschwitz. Mais qu'en est-il exactement
de cette singularité, qu'en est-il de la pensée
de cette singularité ? Le propos de cet ouvrage est d'interroger
des textes théoriques contemporains - philosophiques
(Philippe Lacoue-Labarthe et Alain Badiou,
mais aussi Martin Heidegger et Hannah Arendt), mathématiques
(Jean-Yves Girard), psychanalytiques (Daniel
Sibony), idéologiques ou antiphilosophiques (Éric Marty,
Alain Finkielkraut, Jean-Claude Milner) - dans lesquels
est abordée la question de la singularité d' Auschwitz.
Alain Badiou : « Ivan Segré organise une scène intellectuelle
à trois termes : la philosophie, la rhétorique et l'étude juive.
La tension historique créatrice se déploie entre la première
et la troisième, la deuxième, ramenant la pensée au jeu des
opinions et à leur inscription propagandiste dans le langage,
est ce en quoi toute pensée se dissout au profit de la propagande
pour ce qui domine et dévaste le monde commun »
(extrait de la préface).