Les représentations littéraires de la sainteté, du Moyen Age à nos jours

À l'aube de la littérature française, les litterae , les lettres,
sont indissociables du sacré. Les coûteux parchemins
reflètent la gloire des saints. La littérature est
hagiographie et l'hagiographie est littérature. L'écriture ose le
sublime, le divin, l'ineffable ; elle ouvre à la transcendance.
Ce n'est qu'en rompant, souvent brutalement, avec cet héritage,
que la littérature ultérieure pourra conquérir son autonomie
sociale et idéologique. Se tournant vers l'intime, l'indécis,
voire l'hétérodoxe, elle devient une quête, une esthétique, un
art. Le panégyrique s'est fissuré ; le saint n'est plus héros. La
sainteté a-t-elle pour autant disparu du champ littéraire ?
Du Moyen Âge à nos jours, ce recueil d'études suit les lettres
françaises, partagées entre modernité, dérision et résurgences
de leur vocation initiale.