Les îles d'or de la côte varoise : île du Levant, île de Port-Cros, île de Porquerolles : commune d'Hyères-les-Palmiers

Au marin voguant depuis la Grèce, celles qu'on nomme aujourd'hui d'est en ouest Le Levant, Port-Cros et Porquerolles, apparurent alignées telles des trières antiques.
Le poète Apollonios de Rhodes, vers le III<sup>e</sup> siècle av. J.-C, disait les Stoïchadès , « les îles en ligne ». Îles d'Hyères (insulae arearum) , elles devinrent, au XVI<sup>e</sup> siècle, probablement par un effet d'assonance, les îles d'Or (insulae aureum) .
Mais ce jeu des mots n'aurait sans doute pas été possible sans la lumière qui les fit toujours briller et ressembler à leurs soeurs de la mer Egée. Ici, comme souvent, la chose précédait le mot.
Si elles ont accueilli des pêcheurs et des moines, des pirates et des corsaires, en traversant l'Histoire, elles ont aussi été attaquées et leurs forts furent dévastés. On s'y est battu. On y a fait naufrage. Et, dans la rade peu sûre d'Hyères, elles ont survécu au bruit et à la fureur des époques guerrières.
Avec leur beauté, leur richesse biologique et leur vérité symbolique, voici aujourd'hui les îles d'or : le Levant, île héliotrope ; Port-Cros, forêt méditerranéenne en pleine mer ; Porquerolles, agricole et touristique. Et chacune ainsi dans sa dimension singulière - le soleil, la forêt, la culture - brille encore.
Sensibles et saisissantes, proches et si loin pourtant des mauvaises habitudes continentales et urbaines, elles font à présent figure de « paradis ».