Revue des mathématiques de l'enseignement supérieur, n° 1 (2000)

«... L'éclair de la compréhension mathématique, comme le disait Martin Gardner (célèbre auteur de jeux mathématiques plus simples que les problèmes proposés ici), procure un plaisir original, renouvelé à chaque problème résolu. Et, pour ceux qui auront "séché", la compréhension de la solution offre l'occasion d'admirer la puissance du raisonnement, en même temps que l'originalité de la solution proposée. Les problèmes de Supermath font particulièrement ressentir ces deux plaisirs, notamment parce que les énoncés sont très épurés, avec très peu de repères, d'indications de résolution : l'explorateur doit ouvrir son chemin. Souvent il découvre, derrière une question qui semblait anodine, une vaste théorie ; l'auteur de ce livre donne des indications pour poursuivre les explorations. Revenons sur la difficulté annoncée des problèmes proposés. P. Bornsztein indique dans son avant-propos que chacun de ces problèmes possède une solution élémentaire et élégante : "il suffit souvent de maîtriser les relations géométriques dans le triangle et l'arithmétique élémentaire (en particulier le langage des congruences) et de savoir manier les inégalités classiques (IAG, Cauchy-Schwarz). Le reste est affaire d'astuce... ou presque." Ce "ou presque" s'imposait car, on le verra, certaines solutions présentées utilisent des mathématiques complexes.»
Albert Mecchi, Pour la Science, avril 2000
«... Ces exercices sont en général destabilisants, mais ils permettent de révéler la principale qualité du mathématicien : l'aptitude à entrer dans un problème neuf ou tout est à construire, de la serrure à la maison via la porte ! Plus modernes que les problèmes de certains autres ouvrages du même genre, ces exercices ne font appel, pour la plupart, qu'à des outils élémentaires de trigonométrie, d'arithmétique ou de géométrie du triangle. Le reste est affaire de réflexion et surtout de volonté. Car, reconnaissons-le, il faut ici plus qu'ailleurs beaucoup de force pour résister à la tentation de "zapper" vers les solutions.»
Henri Lemberg, La Recherche, septembre 2000