Le mystère des anciennes croix latines en Haute-Normandie : certaines sont-elles des menhirs christianisés ?

Quels sont les témoignages de l'œuvre humaine, les plus anciens encore visibles en Haute-Normandie, si nous ne prenons pas en compte les résultats de fouilles archéologiques destinés aux musées ? Il s'agit naturellement de l'œuvre des Celtes, des menhirs et des dolmens, fort peu nombreux dans la région, puisqu'il n'en reste que quelques rares exemplaires.
A côté de ces pierres brutes non taillées, l'auteur a cherché à reconnaître parmi les anciennes croix monolithes, s'il n'y avait pas quelques "Pierres Sacrées" retaillées et transformées au Moyen Age pour les christianiser en leur donnant la forme d'une croix latine.
Dans ce cas il s'agirait de petits monuments locaux, fréquentés par les habitants du lieu et qui, depuis des millénaires, sont un signe entre la ou les divinités et les humains.
Cependant, à ce jour, aucune affirmation n'a pu être donnée quant à leur datation ou leur origine sacrée.
Ce livre est donc le fruit d'une recherche faisant le point des connaissances sur ce sujet, en espérant des éléments issus de nouvelles découvertes.
N'y aurait-il qu'une seule croix dont l'origine sacrée pourrait être démontrée, que ce fait mériterait réflexion. Une pierre, sacrée pour les peuples celte et gaulois, demeurant sur son site depuis 1.500 ans, devient un signe chrétien et témoigne de la continuité du sens religieux.