Louis Chaigne : un humanisme de Vendée

Une figure de la vie intellectuelle française
Né à Saint-Hilaire de Talmont, mort à Venansault, Louis Chaigne (1899-1973) mena de front une carrière de critique littéraire et de directeur de collections chez plusieurs éditeurs catholiques, tout en rédigeant de nombreux essais et articles, notamment sur la Vendée et ses multiples visages. Au total, un nombre impressionnant de livres et de conférences qui firent de lui une figure discrète mais estimée de la vie intellectuelle française des années 1930-1950.
« Social parce que catholique », cet humaniste pour qui le christianisme devait « être un rayonnement, non un rétrécissement » se retrouva au coeur des débats de son époque, admirant Barrès et Maurras dont il perçut très vite les limites au-delà desquelles il refusait de s'engager, sensible à l'influence de Claudel, Gabriel Marcel ou Marc Sangnier.
Se définissant comme « un homme d'action aux élans brisés », cet amateur de voyages était curieux de son prochain et de pays étrangers, mais cette ouverture vers l'extérieur était fondée sur un enracinement profond dans une famille et un terroir. Sa fréquentation assidue de l'univers parisien ne détourna jamais Chaigne de sa Vendée natale, considérée comme le « prolongement de moi-même ».