Le livre d'Annaëlle. Le livre inachevé

Annaëlle, huit ans, est condamnée au silence et peut-être à une fin précoce.
La méthode de la «communication facilitée», mise au point en Australie,
puis développée en Amérique, en France et en Israël, lui permet de parler
avec nous par clavier informatique interposé.
Soutenue par sa foi religieuse et celle de ses parents, dotée d'une étonnante
clairvoyance, elle nous ouvre ainsi les portes de son monde intérieur et nous
apporte la preuve - s'il en était encore besoin - que les enfants
polyhandicapés ou autistes sont sensibles au moindre battement de
paupière du monde.
Le Livre d'Annaëlle n'est pas seulement l'autobiographie d'une jeune vie,
avec ses souffrances et ses joies intenses, il est aussi un témoignage
d'amour et de vérité universelle, un appel de D.ieu aux hommes. Son
enfermement, Annaëlle le reçoit comme une suprême liberté, car elle vit en
D.ieu. Elle n'a rien oublié de la parole de son origine, elle raconte ses vies
antérieures et parle du Talmud et de la Bible avec une érudition digne des
plus grands maîtres.
Il n'est pas jusqu'au Grand Rabbin Joseph Sitruk qui ne s'écrie un jour lors
d'une conférence : «Un sefer Torah dans un corps humain, s'il y en avait un,
je citerais le nom d'Annaëlle : une main humaine capable de dire ce qu'une
main céleste a dicté aux hommes. Elle est à elle seule une Torah vivante,
avec des yeux et un sourire...»
Son livre fut un immense succès.
Annaëlle aurait dix-neuf ans aujourd'hui et demanda expressément à ses
parents qu'à cette date soit publié son deuxième livre (inédit) sous le titre
choisi par elle : Le livre inachevé.
On y côtoie le Golem ainsi que le Maharal de Prague, l'esprit de l'eau et le
souffle du Messie, les réincarnations, le Berger transhumant, les contes et ce
sentiment ténu qui traverse les deux livres, que nous avons regroupés ici, de
joie, de force et de confiance absolue en la Providence divine.