L'Indre sauvage et naturelle

Il y a deux Indre, la rivière et le département. Ce dernier, acteur principal de cet ouvrage,
est traversé de part en part par la rivière qui lui a donné son nom, le séparant en deux
parties presque égales.
Plusieurs grandes entités paysagères partagent le département. Dans chacune, la nature
est plus ou moins présente, protégée et respectée. La Brenne, reconnue bien au delà de nos
seules frontières françaises est une grande force pour l'Indre, mais d'autres petits joyaux
de nature sauvegardée sont aussi présents en dehors de ses limites. Beaucoup de naturalistes
d'hier et d'aujourd'hui ont consacré leur vie ou travaillent au quotidien pour préserver
ces richesses et le caractère sauvage et naturel de notre département.
Couloir de migration pour de nombreux oiseaux, zone de protection spéciale, zone humide
d'importance internationale entre autres, l'Indre présente un riche patrimoine naturel.
Que nous soyons agriculteur, pisciculteur, promeneur, chasseur, naturaliste, ou simple
habitant, nous avons tous un rôle à jouer pour le préserver.
Évidemment, on ne peut être exhaustif face à l'étendue d'un département ; entre les petits
- voire les microscopiques - et les grands, les poils, les plumes et les écailles, les verts, les
bleus, les rouges ou les multicolores, les limbes, les corolles et les sépales, tout a son utilité !
Comment choisir si tel ou tel être vivant dans l'Indre a plus d'importance que tel ou tel
autre ? Nous aurions pu prendre la liste des raretés, des presque disparus... mais auriez-vous
pu vous retrouver et, surtout, voir les sujets de vos balades entre Champagne, Gâtines,
Boischaut ou Brenne ? Alors non, restons simple, et entrons dans la vie de ces animaux et
végétaux croisés au détour d'un petit sentier sinueux, au bord de la Creuse, à la bonde d'un
étang de Migné, ou encore dans la forêt du Poinçonnais. Le hasard fait si bien les choses !
Considérons les pustules des crapauds et les pattes velues des araignées comme une grande
richesse de la biodiversité, et accordons une place égale aux oiseaux, aux insectes, aux
plantes et aux mammifères, y compris aux humains, qui font tous partie de cet équilibre
plus ou moins précaire.