Le désert, un espace paradoxal : actes du colloque de l'Université de Metz, 13-15 septembre 2001

Le thème du désert, sujet à la mode, a fait l'objet de plusieurs
colloques universitaires ces dernières années. Il a été traité à
Metz, en septembre 2001, dans la perspective des rapports entre
texte littéraire et spiritualité, entre éthique et écriture, en centrant
la réflexion sur la notion, qui paraît fondamentale, de paradoxe.
Le désert, géographique mais aussi intérieur, de sable
comme de verdoyantes forêts ou d'espaces marins, apparaît en
effet comme un lieu de refuge loin du monde, voire de désertion,
mais aussi de (re)construction, voire d'exaltation du moi et d'ouverture
à l'autre (ou l'Autre). Cette démarche méthodologique caractérise
et unifie les trente-quatre contributions de ce recueil pluridisciplinaire
: études littéraires certes, mais aussi historiques,
philosophiques, théologiques et linguistiques, déployées sur un
vaste champ chronologique, du premier siècle de notre ère
jusqu'aux ultimes confins du XX<sup>e</sup> siècle, des tentations de Jésus au
désert ou des épreuves des soldats romains de Caton dans les solitudes
de Libye jusqu'aux représentations romanesques ou poétiques
d'Albert Camus et de J.M.G. Le Clézio, d'Anne Perrier et de
Gaspar Lorand. Il n'y a rien d'exhaustif ni de systématique dans ces
approches successives, qui parcourent l'antiquité tardive, le moyen
âge, la Renaissance, les temps modernes et le monde contemporain,
mais plutôt des études de détail sur des auteurs et des textes
qui éclairent les multiples facettes du paradoxe que recèle en soi la
réalité, vécue, sym-bolique ou fantasmée, du désert.