Voilà pourquoi je n'ai pas tué Caderousse : document

Les hommes que l'on bat, que l'on torture, que l'on brûle, crient. Ils crient à intervalles réguliers ou non, proférant n'importe quoi : ils appellent leur mère, ils appellent leur femme, ils supplient qu'on ait pitié d'eux... Ils jurent qu'ils accepteront tout, qu'ils diront tout pour ne pas souffrir davantage, ils implorent pour leurs enfants, ils pleurent. Et cela dure toute la nuit. À peine parfois trois ou quatre minutes de répit, puis la porte s'ouvre à nouveau et un hurlement de terreur passe immédiatement.
Toulouse, 1939. Éliacin a 16 ans. Voilà pourquoi je n'ai pas tué Caderousse raconte la fin d'une adolescence volée par la guerre et l'Occupation. En outre, il apporte un éclairage nouveau sur cette période controversée qu'est l'Épuration.