Merci pour tout ! Vous auriez pu faire pire...

La bourrasque de mai 1968 vient de secouer la
France. Un jeune homme de vingt-cinq ans se rend à
Paris pour devenir journaliste. Dans l'effervescence
d'une société qui se cherche, qui hurle : «Tout ! Tout
de suite !», «Il est interdit d'interdire», il ressent le
besoin d'exprimer ses doutes, ses colères, ses espoirs.
Alors il écrit à sa mère.
Jean-Marie de Morant a retrouvé cette correspondance
qu'il nous livre ici. Ce dialogue entre deux
générations, émouvant, vivace, mêlant la tendresse à
la rigueur des arguments, n'a pas pris une ride. Car
aujourd'hui comme hier, nous sommes confrontés
aux mêmes questions. Que voulons-nous ? Quelle
société avons-nous à proposer ? Quel sera notre
futur ?
À la suite de ces lettres autrefois échangées avec
sa mère, l'auteur éclaire un jeune d'aujourd'hui dont
les interrogations demeurent étrangement semblables
à celles qui furent les siennes.
Des pages décapantes, sans concession, dont le
ton est donné par ce constat de la nouvelle génération
: «Merci pour tout ! Vous auriez pu faire pire...»