Soudain les roses pourpres

Après Le velours du silence et Sur les dunes de l'aimance , Maria Zaki,
dans ce troisième recueil, porte le souffle libre de la parole pour l'affirmer
haut et librement.
Chanter
Le drame de l'être
Sans en avoir peur !
Adonis dit : «Le voile ne couvre pas seulement le visage, il recouvre
aussi le cerveau». Maria Zaki sait délier avec subtilité les liens fermés des
traditions par un ouvert poétique dans lequel l'humain est remis au centre :
La langue qui me parle
Se pratique en miroir
Contre le voile noir, c'est en poète debout qu'elle évoque un monde où
les roses et les joies sont à cueillir et à vivre. Elle creuse et affirme de cette
voix féminine de poésie «à pas décidés», sensuelle et mystique, l'expérience
de vivre et d'aimer que la poésie rend plus belle.
Par un corps qui parle
Mille et une langues
Sa lecture est co-naissance d'une vérité infinie, elle nous ancre dans la
durée et la beauté librement.
Nicole Barrière