Tunisie : pour un modèle économique postrévolutionnaire

Tunisie pour un modèle économique postrévolutionnaire
Le printemps arabe est bien né en Tunisie un certain 14 janvier 2011. Pourquoi ? Ce pays, dont l'histoire avec Carthage remonte à 3000 ans, a aboli l'esclavage et s'est doté d'une constitution au XIX<sup>e</sup> siècle et a conquis son indépendance et aboli la polygamie au XX<sup>e</sup> siècle.
La Révolution tunisienne a été essentiellement à base économique et sociale. Avant la Révolution, un taux de croissance de 4 à 5 % par an ne pouvait pas réduire un chômage croissant, notamment celui des jeunes diplômés et laissait pour compte les trois-quarts du pays. Depuis, une croissance anémique, fondée sur les services non-marchands, a aggravé les déséquilibres macroéconomiques. La Tunisie n'a pas su jusqu'à présent mener un programme ambitieux d'investissement capable de donner à son économie l'essor qu'elle mérite.
Le but essentiel de ce livre est de montrer qu'un nouveau modèle économique postrévolutionnaire est nécessaire pour relever les grands défis actuels et futurs. Un modèle basé sur une croissance accélérée capable de réduire drastiquement le chômage et les inégalités régionales et sociales. Un modèle orienté vers l'investissement et l'exportation. La Tunisie est capable, si elle adopte un tel modèle, de devenir rapidement un pays émergent.
Son exemple rayonnera dans le monde arabe, en Afrique et en Méditerranée. Elle sera un partenaire privilégié.