Le courage d'être heureux : la permanence du travail de deuil

«Ce n'est pas mon premier livre mais c'est le premier dans lequel je livre,
non sans timidité et sans une certaine appréhension, une part importante
de moi-même.» Claire Kebers
Bien qu'en deuil et en tristesse, qu'en est-il de notre désir de vivre ? Question
souveraine qui constitue le fil rouge de ce livre.
Le deuil s'impose dans une succession d'expériences individuelles, dans des
conditions de vie et à des âges chaque fois différents. C'est dire qu'il échappe
à l'explication théorique.
Le deuil dont il s'agit ici est celui qui nous laboure quand la longueur de la
maladie et l'irréversible de la mort viennent contredire nos illusions tenaces
d'immortalité. Surgit alors le travail de deuil, sorte de chemin initiatique
traversé de «pourquoi», de «plus jamais», de «trop tard» baignés parfois,
sinon souvent, dans des sentiments de culpabilité qui, humblement et
douloureusement, décapent notre humanité.
C'est alors que le travail de deuil laisse surgir notre faim de vie enracinée
ou retrouvée, c'est selon l'histoire de chacun, dans l'amour, le pardon,
l'espérance, et le courage d'être heureux.
Un livre à la manière d'une longue méditation pour dire que si nous ne
pouvons pas empêcher la douleur du deuil, il nous est possible d'éviter ce
qui fait que nous en gardions un mal de vivre.