L'opéra de Pékin : le roman d'un chantier

Pendant neuf ans, l'architecte français Paul Andreu s'est consacré à
la conception et à la construction de l'Opéra de Pékin officiellement
inauguré en 2007. De l'architecture à l'écriture, il n'y a souvent
qu'un pas. C'est pourquoi, au moment où le public découvre le
Grand Théâtre National de Chine, Paul Andreu livre ici, en mots et
en images, son roman de l'Opéra.
«Les mots de Paul Andreu accompagnent les bruits du chantier,
tapissent le plafond de l'auditorium, le revêtement en bois de la
voûte. J'aime les jardins, j'aime cette soucoupe d'eau, j'aime qu'une
salle soit dédiée à l'opéra, une autre à la musique, une troisième au
théâtre et à la danse, j'aime cet oeuf qui n'en est pas un et cette
forme génialement simple, pensée par un homme qui travaille avec
stylo et cahier. Dans ce tracé est né le germe qui développera la
manifestation, le théâtre, l'apparition. J'aime ces croquis si nombreux,
j'aime l'idée qu'ils soient le fait d'un architecte français, qui
n'a pas eu peur, malgré la terrible barrière de la langue chinoise,
de s'adresser à un peuple, et quel peuple, à une histoire, et quelle
histoire, à une civilisation, et quelle civilisation.»
Olivier Poivre d'Arvor
«Ce Grand Théâtre National, plus qu'un lieu de fonctionnement, est
un lieu de vie au coeur de Pékin. C'est tout un ensemble organique,
comportant trois salles, des allées, des restaurants, des aires de
repos, des plantations. Un espace de rencontre, de déambulation, et
de réjouissance collective où tout événement sera un avènement.
Ou alors, un inespéré qui échappera aux prévisions ; un ravissement
qui surprendra le créateur lui-même.»
François Cheng