Etre et malêtre au sein des organisations : adaptation, changement et transformation : devenir, résistance, résilience et conflictualité

Être et malêtre au sein des organisations
Adaptation, changement et transformation : devenir, résistance, résilience et conflictualité
Etre et Malêtre au sein des organisations sont-ils séparables ? Les séparer consisterait-il à esquiver le traitement du Malêtre aussi bien que celui de l'Être ? Les considérer dans leur unité est moins simple et permet d'ouvrir la barrière de la connaissance.
En management, au travers des différentes conceptualisations, un autre Tiers symbolique prend la place de ce dont le sujet de l'altérité est privé, son émancipation, son Être et son devenir. Là est le Malêtre. Une certaine forme de fétichisme structure la pensée du management dans nos économies, devenu valeur d'usage et valeur marchande, autour duquel se structure les conventions de contrainte et d'obligation. Or c'est bien le rapport du sujet à son Être qui établit le passage de la névrose à la souffrance... à la perversion. Le désir est sans cesse court-circuité par l'accrochage de la satisfaction aux corrélats du Malêtre. Quelle que soit la démarche, aussi honorable soit-elle, le même problème revient à la même place.
Les contributions proposées par ce numéro 59 de la RIPCO questionnent ce problème. Le fil conducteur en détermine une boussole clinique pour le management des organisations. Les travaux caractérisent une torsion de la recherche en management visant à faire mieux comprendre l'énigme de l'emprise ambivalente du désir. Manifestement, le management voudrait dissocier ce qui est inséparable, évitant ainsi la reconnaissance du fantasme de fustigation. La supposée amélioration des pratiques de management ne contribue-telle en fait qu'à le raffiner ? Un enfant est battu (Freud, 1919).