Armé pour la vie : de Chemillé à l'enfer de Dak Doa : Indochine, 1953-1954

Ce livre retrace la vie tumultueuse et bien remplie d'un homme entré dès l'âge de
15 ans dans la Résistance et qui décida de poursuivre une carrière militaire en
intégrant l'École militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Affecté à la 1<sup>re</sup> 1/2 Brigade de
Commandos Coloniaux Parachutistes implantée à Vannes-Meucon, il se porte volontaire
pour combattre en Corée, sous l'égide de l'ONU.
En 1953, il rejoint l'Indochine et poursuit le combat au sein du prestigieux
Groupe Mobile 100 (GM 100), en participant aux opérations d'An Son en limite de la
Plaine des Joncs, puis, dans le cadre de l'opération «Atlante», aux nombreux combats sur
les Hauts-Plateaux d'Annam. Le 17 février 1954, à la veille de l'attaque, il rejoint le poste de
Dak Doa et ses 70 défenseurs. Ils subissent l'assaut de 10 000 combattants Vietminh.
La bataille durera plus de dix heures... Alors que les combats s'engagent au corps à corps
dans l'enceinte même du poste, il réclame, par radio, le pilonnage de ses propres positions
par l'artillerie amie. Blessé à deux reprises, à court de munitions, il est fait prisonnier avec les
quelques survivants du poste submergé. Après une marche longue de 1 200 km, il rejoint
le Camp LA 2 où il subit les conditions inhumaines de captivité imposées par le Vietminh.
Libéré un mois après l'Armistice, il pèse tout juste 38 kg pour 1,80 mètre...
En 1997, à l'occasion d'un voyage touristique au Vietnam et afin de «boucler la
boucle», il retourne sur les lieux de la bataille et retrouve les quelques vestiges du poste
de Dak Doa situé dans une zone interdite, ce qui lui vaudra des démêlés avec la police
vietnamienne...