Archéologie du moi : acte du colloque organisé à l'Université de Cergy-Pontoise, Bibliothèque des Cerclades, les 29 et 30 novembre 2007

« Quel est ce moi dont je m'occupe ? », se demande Figaro dans un long monologue du Mariage dont les vaticinations entre fondation du sujet bourgeois et errance métaphysique scellent, à bien des égards, l'acte de naissance du sujet moderne. Se faisant l'écho de cette interrogation célèbre, en deçà et au-delà des Lumières, Archéologie du moi en étudie la résonance actuelle, à l'époque de l'« individualisme contemporain » qui est aussi celle du neutre, du « sujet clivé », du morcellement des identités.
En véritables archéologues, les auteurs du volume s'attachent à exhumer les contours de la figure labile mais persistante du moi. De l'Antiquité latine aux Lumières, des Lumières à la modernité et à la trop fameuse « mort de l'auteur », ce témoin singulier de notre aventure anthropologique apparaît ainsi comme la figure infiniment feuilletée du sujet.