Mallarmé et après ? : fortunes d'une oeuvre : colloque de Tournon & Valence, 24-28 octobre 1998

Mallarmé et après ? : fortunes d'une oeuvre : colloque de Tournon & Valence, 24-28 octobre 1998

Mallarmé et après ? : fortunes d'une oeuvre : colloque de Tournon & Valence, 24-28 octobre 1998
Éditeur: A. Viénot
2006295 pagesISBN 9782914645904
Format: BrochéLangue : Français

En des temps où se célébrait un peu partout un Mallarmé-tel-qu'en-lui-même-enfin...,

l'idée d'un Mallarmé «tel qu'en les

autres aussi...» a paru s'imposer. Le sort ( fortuna ) d'un écrivain

majeur est peut-être de donner sa chance à l'avenir, en le dotant

d'un capital qu'il appartient à d'autres d'exploiter, d'augmenter

ou de brûler. Pour désigner «l'après» d'une oeuvre, ce vieux

mot de fortune est peut-être le moins calamiteux, malgré (?)

ses connotations économistes. Il suffit, pour le comprendre, de

lui comparer «influence», «héritage», «école», «filiation»

ou encore «postérité». Loin des affaires de famille mais près

des oeuvres, l'on s'est proposé, au Colloque de Tournon (24-27

octobre 1998) d'interroger les théories et les pratiques de ceux

qui, lisant Mallarmé, en ont tiré quelque profit ou conséquence

dans leur travail, des voies nouvelles que l'on se devait d'explorer

tant sur le front de l'écriture, poétique, romanesque, critique

ou mixte, que du côté d'autres arts (musique, peinture). Le

Colloque a réuni des chercheurs, théoriciens, écrivains, venus

d'horizons multiples : Thierry Alcoloumbre, Michel Beyrand,

Marcel Bénabou, Jany Berretti, Nicole Biagioli, Daniel Bilous,

Jean-Pierre Bobillot, Eric Clemens, Didier Coste, Pascal Durand,

Vincent Kaufmann, Mireille Ribière, Jean Ricardou, Léon Robel

et Bernardo Schiavetta. Plus que de commémorer un écrivain qui

disait «n'existe[r], et si peu, que sur du papier, préférablement

blanc», il s'est agi, pour ceux-là, de prolonger sa réflexion et

son travail, sans se dissimuler le caractère inexorablement

inachevé de l'entreprise. Au reste, pour laisser au poète l'avant-dernier

mot, «un livre ne commence ni ne finit. Tout au plus

fait-il semblant».

Daniel Bilous

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