Peter Altenberg : une vie de poète bohème à Vienne entre 1859 et 1919

Génie sans capacités, aristocrate mendiant, juif antisémite, troubadour
misogyne..., l'antinomie s'attache en permanence au nom
du poète viennois Peter Altenberg. Peut-on quand même trouver
le système dans l'apparente incohérence, et définir un être humain
par ses contradictions ?
Pour répondre à ces questions, nous suivons ici l'itinéraire
parcouru par un observateur subtil de la bourgeoisie, menant une
existence de marginal entre ses amis les écrivains Karl Kraus et
Arthur Schnitzler, l'architecte Adolf Loos et le peintre Gustav
Klimt.
Les esquisses que Peter Altenberg consacre à la nature, à
l'enfant et à la femme sont aussi la chronique d'une époque et de
ses obsessions, d'une société et de ses tentations, d'une génération
qui découvre au même moment l'âme féminine et la pensée
de Nietzsche, qui se met en quête de l'homme nouveau, homme-dieu
ou homme-machine, et dont les schémas les plus utopiques
sombreront dans le chaos de la Première Guerre mondiale.