Tous fous, la catastrophe : conséquences socioculturelles de l'immaturité individuelle

Pour sauvegarder son humanité bonne, et la continuation de la
vie terrestre, l'homme se doit d'être un résistant contre sa tendance
nazie, laquelle n'est que le culte de la puissance pour la puissance,
sans souci pour la fragilité.
Lorsque j'intitule cet essai Tous fous, je pense à cette folie liée
à nos parties infantiles, qui nous fait vénérer la puissance et les
«recettes» imaginaires qu'elle nous fait miroiter. Aliénés volontaires
à l'immaturité, nous sommes prompts à collaborer à toutes
sortes d'illusions grosses de cette toute-puissance imaginaire.
Conjointement, nous sommes tous fous de peur et d'omnipotence
défensive face à ce même pouvoir que notre infantile laisse régner.
Pour accompagner mon propos, des événements de l'actualité
récente seront revisités : le «non» au traité constitutionnel européen,
le festival d'Avignon 2005, la critique de la psychanalyse, la
controverse autour des caricatures de Mahomet, etc.
Si nous ne savons pas trouver l'intelligence des limites, la
catastrophe qui nous menace aujourd'hui peut être autant écologique,
socioculturelle que psychologique.