Non aux 30 douloureuses : l'Etat n'a pas de temps à perdre

Un grand serviteur de l'État s'indigne. Après
les «Trente Glorieuses» qui ont vu la France
se reconstruire, de 1945 à 1975, les «Trente
Piteuses» qui ont vu la France vivre à crédit
de 1975 à 2005, faut-il craindre les «Trente
Douloureuses» qui sacrifieraient toute une
génération ?
Un sursaut est nécessaire. C'est toute la puissance de
l'État, sa légitimité au coeur de la démocratie, son ambition,
sa crédibilité, sa conduite qui sont en jeu. Les clefs ?
Retrouver un État stratège qui ait une vision, revaloriser
les femmes et les hommes du service public, reprendre le
contrôle de la finance et apprivoiser la mondialisation.
Condition essentielle de ce sursaut : la réhabilitation du
temps long.
Cet ouvrage analyse les symptômes de la crise, à
commencer par cette société de défiance qui croit ne plus
maîtriser son destin, confrontée à la question des élites,
broyée par l'incapacité de la puissance publique à maîtriser
les dérives et à se faire respecter.
Doté d'une connaissance intime des rouages de l'État et
des grands groupes français, Augustin de Romanet apporte
un témoignage sans concession, étayé d'expériences
saisissantes et d'exemples du passé. Face à la frénésie du
monde, il existe d'autres voies que celles de l'immobilisme et
du découragement. L'auteur prévient : si le long terme n'est
pas placé au premier rang du débat politique, c'est le déclin
qu'il faut craindre. Conjurer les «Trente Douloureuses», il
n'y a pas de projet plus beau.