Festi-Mal : à propos d'un théâtre où il ne se passe rien

La fréquentation des conférences de presse a donné l'idée de ce
spectacle gentiment satirique. Avant leur première dans un festival,
une journaliste interviewe cinq metteurs en scène qui tiennent des
propos étranges. « Rien n'est plus beau qu'une scène vide... Je
n'aime pas quand les acteurs jouent en disant un texte, parce que, là,
je ne comprends plus rien... » Quatre d'entre eux veulent faire de
« l'anti-théâtre » ; du théâtre « réduit à l'essentiel : le rien » ; « du
théâtre musical sans musiciens » ; du théâtre « non théâtral », « sans
texte ou avec peu de texte », où la scène peut rester vide, où l'on
peut trouver « une cuvette de chiotte pleine de truffes en chocolat
que les spectateurs peuvent déguster. C'est inattendu les truffes en
chocolat au moment de Noël », ou encore un « effet de reflet dans le
reflet du reflet d'un miroir » ; un théâtre où « le jean-foutre côtoie le
bien foutu »... Seule une «petite nouvelle» propose, au final, du
théâtre «normal». Mais qu'est-ce que du théâtre normal ?