Le silence des armes

Guérit-on jamais de la guerre ? De quel combat
meurtrier l'homme peut-il être fier ? Engagé
pour cinq ans, Jacques Fortier a cru un temps
à la noblesse des armes. Blessé, moralement
détruit par les atrocités vécues en Algérie, il
revient dans son village du Jura pour quelques
jours de convalescence.
Repartir dans les Aurès, c'est accepter la haine
et le sang, admettre l'absurde. C'est renier
l'enseignement d'un père incompris, refuser
les lécons de sa terre natale.
Jeter son uniforme, c'est dire non à l'horreur,
choisir la vie, mais aussi devenir traître et
déserteur aux yeux de la société. Assassin ou
proscrit, Jacques doit choisir.
«Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que
par des insoumis.» Cette phrase résume le
drame du Silence des armes, l'une des oeuvres
majeures de Bernard Clavel.