Elvis : balade sudiste

Elvis Presley, années 50 : la synthèse miraculeuse du soul
des bluesmen noirs et de la country par un petit Blanc du
Sud. Une voix qui suggère des voluptés interdites, un
corps en transe qui embrase l'Amérique. Puis l'Europe
et le monde.
Elvis, années 60 : le roi du rock s'enlise à Hollywood,
mais il revient en scène en 1698, impose son ego à des
fans qui n'en reviennent pas. Les Beatles et les Rolling
Stones sont relégués au second plan.
Elvis, années 70 : un mythe américain, le monarque
des désirs à leur crépuscule. Le salaire de la gloire : l'ennui,
la maladie, la mort. Puis un culte ambigu.
Denis Tillinac avait treize ans et pianotait du Chopin
lorsque Elvis est entré dans sa vie. Le King a rythmé ses
apprentissages. Tillinac a toujours rêvé d'aller à Memphis
et à Tupelo, au pays de Faulkner, de Caldwell et de
Flannery O'Connor, pour retrouver Elvis et élucider le
mystère de son destin tragique. Comme celui du Sud.
D'où ce blues littéraire qui ressuscite les tendres années
d'une génération, la sienne. Sur les routes du Mississippi,
ce teenager impénitent lâche sa prose dans les rocks les
plus endiablés, les slows les plus mélancoliques...