Le passage de l'île aux Moines : histoire des passeurs de Port-Blanc

L'île aux Moines, au coeur du golfe du Morbihan, tient son nom du fait qu'elle fut offerte aux
moines de Redon par le roi breton Érispoé, en 854. En raison des incursions des Vikings,
les religieux ne s'y installèrent pas, se contentant d'y lever leurs impôts.
Le passage des hommes, des bêtes, des denrées et des matériaux, entre l'île et le continent, a longtemps
été assuré depuis les quatre pointes de l'île, à la demande, par des pêcheurs, avant de devenir
une liaison régulière, à la voile et à la rame, puis au moteur.
Rattachée à la paroisse d'Arradon du XI<sup>e</sup> au XVIII<sup>e</sup> siècle, l'île dépendait de cette commune, religieusement
et administrativement. Aussi, jusqu'au début du XX<sup>e</sup> siècle, le passage s'effectuait
principalement depuis la pointe d'Arradon vers la pointe du Trech. Mais en 1920, François
Mandart, dit «le muet», a institué un véritable passage régulier au départ de Port-Blanc, sur la
commune de Baden, à bord de sa «Marie Ange», reprenant et développant le service créé par son
père en 1894 pour le transport du bois.
Depuis, de nombreux passeurs se sont relayés pour assurer ce service vital, et beaucoup d'eau a
coulé sous leurs quilles.
C'est cette histoire que retrace l'auteur à travers les témoignages des passeurs retraités ou en activité
et d'une poignée d'anciens du pays témoins de cette épopée. Un récit de marins, tantôt cruel,
fait de larmes et de noyades ; tantôt désopilant, avec ces vaches nageuses en goguette ou ce naufrage
d'un... triporteur !
Une histoire vraie, trépidante, abondamment illustrée de documents anciens souvent inédits.