Lectures de Dante : un doux style nouveau

un doux style nouveau
Les lectures de Dante sont plurielles. Certains ne retiennent que la force poétique de l' Enfer , premier volet de La Divine Comédie . Pour d'autres, le Purgatoire revêt une importance capitale. Pour d'autres encore, comme Philippe Sollers, le Paradis est la seule question : c'est par ce dernier livre que doit commencer notre lecture.
Qu'y a-t-il de commun entre des auteurs aussi différents que Mandelstam, Borges, Joyce, Pound, Eliot, Beckett, Primo Levi, Pasolini, Montale ou Caproni ? Une référence partagée, celle de Dante, qui dicte au coeur même de leur oeuvre toute une poétique inimitable, une véritable communauté culturelle qui forme ce que Jean-Pierre Ferrini appelle un « doux style nouveau » [selon l'expression de Dante à propos des poètes toscans de la fin du treizième siècle].
Au-delà d'un panorama des plus grands lecteurs de Dante, cet essai constitue à la fois une introduction à La Divine Comédie et à l'histoire de la littérature du vingtième siècle, de ses courants les plus novateurs qui ont su replacer Dante au centre de notre modernité.