Lectures de Assia Djebar : analyse linéaire de trois romans : L'amour, la fantasia, Ombre sultane, La femme sans sépulture

L'Amour, la fantasia
Etrangeté de cette guerre... Les deux camps la désirent comme on
désire l'inavouable... Et si la prise d'Alger n'était qu'un acte d'amour
échangé entre deux peuples ? Les combattants des deux camps n'auraient-ils
cherché l'affrontement que pour l'entrelacement final de leurs
membres ?
Ombre sultane
L'échec d'une femme émancipée qui rentre au pays de naissance :
échec face aux traditions, échec à convaincre qu'il y a plus de dépravation
à s'accoupler avec le soleil qu'à aimer son mari avec le corps et
l'esprit, échec des femmes émancipées à réunir les efforts des femmes
asservies pour leur libération... Isma abdique. Elle se prend à envier la
vie des épouses cloîtrées...
La femme sans sépulture
Mais c'est dans la prison de l'ennemi qu'elles font toutes les deux la
découverte de l'amour. Chérifa s'éprend du lieutenant Coste, Zoulikha,
du commissaire Costa. Elles vivront cet amour pour un Français comme
une libération. Elles découvrent sur le coup que l'objet de leur quête,
ignoré jusque-là, c'était la rencontre physique d'un Français, image de
l'amour et de son corollaire chez Assia Djebar : la liberté.