Mai 68 : guignols et chenapans : correspondances

Mai 68 - Guignols et Chenapans
Correspondances
La bourrasque de mai 1968 vient de secouer
la France. Un jeune homme de vingt-cinq ans
se rend à Paris pour devenir journaliste. Dans
l'effervescence d'une société qui se cherche, qui
hurle : « Tout ! Tout de suite ! », « Il est interdit
d'interdire », il ressent le besoin d'exprimer ses
doutes, ses colères, ses espoirs.
Alors il écrit à sa mère.
Jean-Marie de Morant a retrouvé cette correspondance qu'il nous livre ici. Ce dialogue entre deux
générations, émouvant, vivace, mêlant la tendresse
à la rigueur des arguments, n'a pas pris une ride.
Car aujourd'hui comme hier, nous sommes
confrontés aux mêmes questions. Que voulons-nous ? Quelle société avons-nous à proposer ? Quel
sera notre futur ?
À la suite de ces lettres autrefois échangées avec
sa mère, l'auteur éclaire un jeune d'aujourd'hui
dont les interrogations demeurent étrangement
semblables à celles qui furent les siennes.
Des pages décapantes, sans concession, dont le ton
est donné par ce constat de la nouvelle génération :
« Merci pour tout ! Vous auriez pu faire pire... »
Cet ouvrage, initialement
publié en 2005 sous le
titre Merci pour tout !
Vous auriez pu faire
pire ...., aux Presses de la
Renaissance, a été largement salué par la presse :
Itinéraire
d'un enfant gâté
Une correspondance entre
mère et fils, en 1968, qui
en dit plus long que bien
des analyses.
François Busnel, Lire
La mère et
le baby-boomer
Jean-Marie de Morant
réveille le souvenir d'une
correspondance avec sa
mère alors que souffle
la bourrasque soixante-huitarde. Ce qui frappe
dans cet échange, et sert
de leçon pour aujourd'hui,
c'est l'affrontement entre
l'idéalisme libertaire qui
porte ce jeune homme
de 25 ans et la simplicité
de cette mère qui croit que
tout être a des droits et
des devoirs.
Denis Jeanbar, L'Express