Joseph Lagrosillière, socialiste colonial. Vol. 3. La remontée (1932-1950)

Joseph Lagrosillière, socialiste colonial. Vol. 3. La remontée (1932-1950)

Joseph Lagrosillière, socialiste colonial. Vol. 3. La remontée (1932-1950)
Éditeur: L'Harmattan
2008369 pagesISBN 9782296045491
Format: BrochéLangue : Français

Voici le 3<sup>e</sup> Tome de Joseph Lagrosillière socialiste colonial promis par Camille

Darsières depuis Les années pures (1995), puis Les années dures (1999).

Quand se termine Les années dures , le leader martiniquais est à la prison

parisienne de la Santé, poursuivi du chef de trafic d'influence, aux senteurs de

tripatouillage pour enrichissement personnel ; il est frappé d'inéligibilité et se bat

avec l'agissante complicité de ses électeurs pour conserver son poste de Conseiller

général de La Trinité. Les années dures interrogeait : «Est-ce la fin ? La mise à mort

a-t-elle été parfaite ?» Mais l'auteur prévenait : «il y a de l'indestructible en

Lagro. Si bas qu'il ait été jeté, si seul qu'il ait semblé être, il y avait en lui une force

telle de conviction que, toujours il a gardé espoir, toujours il a su forger volonté de

surmonter, toujours il a su dénicher moyen de l'emporter.»

Et La remontée fait voir un leader, à peine sorti des Assises, qui reprend la

direction des affaires locales, à la Présidence du Conseil général ; un stratège maître

en bras d'honneur aux puissants de l'Ordre colonial ; un Socialiste toujours

convaincu que la voie choisie est la seule capable d'offrir aux damnés de la terre les

chances d'émerger : élu du Front populaire , il obtient l'application rapide aux

vieilles colonies des lois sociales qui portèrent du baume à la vie du travailleur.

Colonisé, solidaire des opprimés, il préside une Commission d'enquête en Algérie,

y séjournant plus d'un mois, balayant le territoire, consignant des sujétions dans un

Rapport que, jamais, le Parlement ne mettra en discussion. Profondément nègre et

solidaire du monde noir, il flagelle ceux qui soutinrent l'invasion par Mussolini de

l'Ethiopie. En France occupée, il contribue, dans son appartement parisien, à la

reconstitution du Parti socialiste, moribond en juin 1940. Il propose aux Pontes

pontifiants de la Libération une autre manière de voir l'Empire qu'il salue du terme

d' Union française , légitime ambition, mais à l'origine de sa perte. Jusqu'à son

dernier souffle, par la plume, il se bat, avec lucidité et en conformité avec ses

convictions de socialiste colonial.

Ce livre montre un Joseph Lagrosillière bâtisseur, de ceux qui aidèrent à la prise

de conscience de classe par les masses du pays martiniquais ; de ceux qui

préparèrent à une prise de conscience nationale, en soulignant publiquement, clair et

net, qu'aux formations politiques de la métropole, il manque toujours un sens pour

comprendre tout à fait, pour comprendre dans toute leur étendue et toute leur

profondeur, celles de nos aspirations qui sont spécifiquement nôtres.

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