Quand les femmes sortent pour danser

La dernière réplique de la dernière nouvelle de ce recueil
pourrait à elle seule résumer le talent qu'Elmore Leonard
possède au plus haut degré : «Il savait raconter les histoires.»
Ces neuf récits en témoignent, tant les personnages semblent
s'animer d'une vie propre, tant les aventures qu'ils vivent
obéissent à une construction sans faille.
Certains textes appartiennent clairement aux genres favoris de
l'auteur - histoires criminelles ou westerns - et l'on y
retrouve avec plaisir Karen Sisco et Raylan Givens. D'autres
échappent à toute classification, tels l'émouvant Traîner au
Buena Vista , ou Vive le capitaine Early , l'histoire d'un soldat
noir à l'époque de Theodore Roosevelt. Le recueil se clôt sur
un court roman dont le héros, cascadeur de son état, semble
poursuivi par une étrange malédiction dans ses rapports
amoureux.
Les fidèles lecteurs d'Elmore Leonard ne pourront que se
délecter de ce «concentré» du talent de «Dutch». Pour ceux
qui ne le connaîtraient pas encore, c'est l'occasion de
découvrir un auteur hors du commun.