L'ange meurt aussi

La survenance d'un hiver intense ne modifie en rien cette sensation
étrange de vivre et de mourir à l'identique des héros chantés par Ovide
dans Les Métamorphoses.
Hantée pour avoir donné la mort à son amant, Diane-Artémis se
laisse peu à peu envahir par des sentiments pour son chef : Sigma,
déserteur-défroqué, patron de la révolte du peuple contre le pouvoir en
place. Pour sa part, Alain-chrétien, Ali-adopté, habité par la mort de ses
meilleurs amis, trahi par le destin, blessé par l'absence de son frère
adoré, se met en quête d'en retrouver la trace. Ce dernier
devenu «Taxi» pour Delta , démiurge des tueurs, poursuit une lente
descente vers des enfers pavés d'agonies et de calvaires.
Pour lutter contre cet ennemi intérieur, pour s'opposer aux
provocations et montées en puissances, une sombre police parallèle
usant de tous les moyens, débarque en cohortes avec la volonté
d'anéantir cette racaille.
Aux détours de l'amour, de la haine, de l'amour de la haine,
s'organisent tortures et meurtres. On veut tuer, on tue et au bout du
compte : on aime tuer, car seuls les Dieux possèdent le pouvoir
souverain de faire que L'Ange meurt aussi.