Elisabeth II, reine du siècle

Difficile de saisir la vérité d'une femme célèbre
pour ses sourires figés, que l'on peut trouver
énigmatiques, et cette devise de discrétion :
«Never complain, never explain.» Une reine ne
se plaint pas, et n'a pas non plus à expliquer ses
choix.
Élisabeth II tient cette règle de conduite de l'impératrice Victoria,
son modèle. Tout comme «la grand-mère de l'Europe», elle monte
sur le trône alors qu'elle n'a pas trente ans, pour un long règne, qui
traversera le XX<sup>e</sup> siècle.
Jérôme Carron nous présente ici non seulement la reine mais Élisabeth,
celle qui, petite, donne des leçons de maintien à sa soeur Margaret,
ou qui impressionne Churchill par sa maturité. Celle qui marche toujours
deux pas devant son mari, le duc d'Édimbourg, et qui sait rester
des heures debout, infatigable, dans ses tailleurs aux couleurs vives.
Mais au fil des pages, se dessine un portrait plus intime d'Élisabeth II.
«Lilibeth» aime les chevaux, les chiens et la nature anglaise. Elle a de
l'humour... et des défauts, qui s'avèrent dramatiques lors de certains
épisodes de la saga Windsor, notamment après le divorce de Charles
et Diana. Froide, rigoureuse ou passionnée, c'est avec une volonté de
fer qu'elle a su conduire la monarchie anglaise au XXI<sup>e</sup> siècle.