La malédiction Hilliker : mon obsession des femmes

De la mère aux épouses et aux amantes, toute l'oeuvre d'Ellroy
procède du féminin et trouve sa source dans cet héritage maternel :
l'obsession.
En six mouvements d'une tumultueuse symphonie, James Ellroy revisite
les moments clés de ses relations avec les femmes qui ont compté
dans sa vie, à commencer par la première d'entre toutes : Geneva
Hilliker Ellroy, objet d'une «malédiction» que son fils lança contre
elle, enfant, souhaitant la voir morte. Après Ma part d'ombre et la
vaine traque de l'assassin de sa mère, Ellroy entreprend une autre
forme d'exorcisme : annuler cette malédiction à travers la quête des
autres femmes, passer de «Elle» à «Elles».
Les femmes comme cristallisation du désir, objets de fantasmes
libérateurs ou destructeurs, sources d'influence ou d'inspiration
littéraire, sont au centre de ce récit dans lequel Ellroy se raconte
avec une féroce absence de complaisance, qui prend parfois l'allure
d'une poignante confession.
Mélange de rigueur, de mysticisme et de sexualité, ce livre, à la forme
dépouillée et au contenu électrique, rassemble toutes les fulgurances
et les faiblesses d'un homme hors du commun.
C'est aussi un indispensable mode d'emploi littéraire pour qui
s'intéresse à l'oeuvre d'Ellroy.