Y a-t-il du café après la mort ?. Les moineaux

En deux nouvelles Y a-t-il du café après la mort ? et Les
Moineaux Marina Vichnevetskaïa impose sa vision
du monde. Une vision noire et désespérée, où l'être
humain atteint le plus profond de la déréliction.
Dans Y a-t-il du café après la mort ? un homme
joue, comme il en a l'habitude, la comédie de la mort
devant sa femme. Mais, cette fois, il reste prostré à terre,
agonisant, sans qu'on sache jamais si la farce a mal
tourné.
Dans Les Moineaux , une jeune femme, mère de
deux enfants qui lui ont été retirés, tombée au plus
bas, part le matin se prostituer. Elle roule littéralement
dans la boue jusqu'à un minuscule miracle...
L'adjectif "beckettien" serait le plus approprié pour
tenter de rendre compte de cette atmosphère et de
cette écriture précise, sans pathos, qui disent l'humaine
condition.
André Nemzer, le grand critique russe, écrivait à
propos de Marina Vichnevetskaïa : "Je ne sais pas si
elle écrira un jour un roman (...), mais, en tout cas, elle
démontre, avec quelques autres, combien le genre de
la nouvelle est encore riche d'un potentiel esthétique
et éthique."