L'agent secret

L'unique roman londonien de Joseph Conrad
enchevêtre, dans une temporalité éclatée, la vie
familiale de M. Verloc et son travail d'espion. La
ville sordide, à la limite de l'abject, est le terrain
d'une ténébreuse affaire : une bombe artisanale
veut faire trembler tout l'Occident. Dans une
terrible vision anticipatrice des convulsions
violentes de nos époques modernes, Joseph Conrad
convoque l'anarchisme, l'espionnage et la
politique. L'Agent secret était le manuel de chevet
de Unabomber alias Theodore Kaczynski dans
sa hutte cachée du Montana : un texte terroriste
autant qu'un texte sur le terrorisme ?
Rien de moins que «le roman le plus brillant»
sur le sujet, selon The New York Times.
Graphisme minuté, cadrages éclatés, couleurs à
bout portant, la représentation explosive de
L'Agent secret par John K. Snyder III nous infiltre
sans ambages dans cette tragédie politico-familiale
sordide, relevée d'une ironie toute britannique.