La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? : faut-il brûler le code du travail ?

La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? : faut-il brûler le code du travail ?

La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? : faut-il brûler le code du travail ?
2006287 pagesISBN 9782350130668
Format: BrochéLangue : Français

«La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il

à cette loi ?»* proclame Laurence Parisot, présidente du Medef.

Nicolas Sarkozy est ovationné par le Medef lorsqu'il défend une

«rupture» avec le «modèle social français». Ensemble ils veulent mettre

à bas le droit du travail et généraliser la précarité. Madame Parisot veut même

changer l'article 34 de la Constitution française pour enlever aux élus du

peuple le pouvoir de légiférer souverainement sur le droit du travail et la

protection sociale. Elle défend un système corporatiste où domineraient

employeurs et actionnaires, au détriment des salariés.

Ce livre analyse la déconstruction de 150 ans d'histoire républicaine et

sociale. Avec l'instauration du CNE, qui permet de licencier sans motif, le

rétablissement de l'apprentissage pour les jeunes à 14 ans, MM. de Villepin

et Larcher avaient mis en chantier la réécriture des 3 851 articles du Code

du travail, à droits très allégés. Leurs buts ? Mettre à mal le CDI, le droit

du licenciement, la durée légale du travail, le droit de grève, les droits

syndicaux, l'inspection du travail...

Mais la formidable mobilisation des jeunes et des salariés contre le CPE,

appuyée par une écrasante majorité de l'opinion, les a contraints à reporter

leur projet après la présidentielle.

Si la droite gagnait avec Nicolas Sarkozy en 2007, communautarisme et

corporatisme seraient les deux mamelles de «la France d'après».

À tous les citoyens de découvrir l'ampleur de cette menace. À la gauche

de défendre une véritable alternative.

* Cette déclaration, qui a inspiré le titre de l'ouvrage, est parue dans Le Figaro du 30 août 2005.

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