Le photographe photographié : l'autoportrait en France, 1850-1914 : exposition, Paris, Maison de Victor Hugo, 5 novembre 2004-13 février 2005

À travers une centaine d'autoportraits photographiques, cet ouvrage montre
comment, dès le début, les photographes se sont représentés, et comment la
photographie elle-même fut perçue.
Des autoportraits réalisés à titre expérimental, comme celui de Nadar à la lumière
électrique, en côtoient d'autres exécutés à des fins commerciales, comme celui
de Disdéri. Parfois, un objet représentatif, comme le chapeau de Bayard, joue le
rôle du double symbolique.
Avec la democratisation de la photographie, certains amateurs voient dans l'auto-portrait
prétexte à montages, ratés ou déformations, dans une approche cette
fois ludique du sujet et du medium.
Des portraits de Victor Hugo en exil réalisés par l'atelier de Jersey accompagnent
cet ensemble et rappellent l'engouement immédiat du poète pour la photographie,
son sens inné de la mise en scène et du travail sur son image.