La fable des abeilles. Recherches sur l'origine de la vertu morale

La Fable des abeilles est une allégorie vantant les avantages
sociaux des actions intéressées comme l'avarice, la
cupidité et les autres vices traditionnels. C'est parce que
chaque abeille poursuit sont intérêt personnel égoïste
que la ruche prospère.
Voltaire a bien résumé l'idée à l'article «Abeille» dans
son Dictionnaire philosophique : «Mandeville [...] prétend
que les abeilles ne peuvent vivre à l'aise dans une
grande et puissante ruche, sans beaucoup de vices. Nul
royaume, nul État, dit-il, ne peuvent fleurir sans vices.
Ôtez la vanité aux grandes dames, plus de belles manufactures
de soie, plus d'ouvriers ni d'ouvrières en mille
genres [...]. Ôtez aux négociants l'avarice, les flottes anglaises
seront anéanties. [...]»
En réalité, ce que Mandeville appelle «vice» n'est
rien d'autre que ce qu'on appelle les passions ou encore
l'intérêt personnel qu'il est vain de vouloir combattre.