Marseille connection : comment la cité phocéenne est devenue la ville de tous les trafics

Héroïne, cocaïne, haschisch... À Marseille, le supermarché de la
drogue fonctionne 24 heures sur 24. Pour tenir cette boutique dont
les bénéfices se comptent en millions, les armes crachent le plomb.
Autour du Vieux Port, l'histoire du grand banditisme s'enrichit d'une
chronique nécrologique quotidienne. Hier on ciblait le concurrent
au colt 11.43 ; aujourd'hui on l'arrose à la Kalashnikov. Naguère, on
tuait pour l'héroïne, désormais, pour le haschisch et la cocaïne.
Le marché de la came renaît avec le retour des papys flingueurs,
tel François Girard, commanditaire de l'assassinat du juge Pierre
Michel en 1981. Libéré pour raisons médicales, il a aussitôt replongé
dans le business. D'autres collègues de la «blanche marseillaise» sont
déjà au cimetière. Certains se sont retirés des affaires aux États-Unis
après avoir conclu le marché dit du «repenti» avec la justice américaine
: «Balancez, nous ferons le reste.» Ils se racontent dans ce livre,
détaillant les méthodes des caïds.
Pendant ce temps, Marseille reste fidèle à sa légende : le «phénix» de
la came. Voici un demi-siècle de French Connection raconté par l'un
des meilleurs connaisseurs de ses arcanes.