Plantagenêts et Capétiens : confrontations et héritages

Au printemps 1204, Aliénor d'Aquitaine s'éteint
tandis que les armées de Philippe Auguste conquièrent
l'Anjou et la Normandie. La disparition de la reine
coïncide avec l'effondrement de l'Empire Plantagenêt, tout
comme, une cinquantaine d'années auparavant, son remariage
avec Henri II avait présidé à la naissance de ce conglomérat
disparate de territoires de l'Ouest de la France et des îles
britanniques. Épouse, mère ou veuve, Aliénor est le personnage
clef de cette construction géopolitique, qui est avant tout une
histoire de famille. Il en va de même dans le combat acharné qui
oppose les Plantagenêts, sa nouvelle dynastie d'adoption, aux
Capétiens de Louis VII, dont elle fut jadis la femme, et de Philippe
Auguste, son beau-fils. Le conflit entre les deux maisons touche
directement des principautés territoriales du continent. Les
lignages aristocratiques de Normandie, Bretagne, Anjou, Poitou
et Gascogne participent ainsi à ces luttes, qu'attisent parfois les
fils d'Henri II ou le neveu de Jean Sans Terre, en révolte contre
leur père ou oncle. Enfin, pour mieux gouverner et pour donner
de l'éclat à leur cour, les Plantagenêts s'entourent d'intellectuels
promouvant une culture originale. Parenté, guerre et savoir aux
XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles sont au coeur de cet ouvrage.