Les paradoxes de la découverte ou Colomb revu et corrigé

Christophe Colomb ne fut pas le premier à fouler les terres d'Amérique,
comme ses ardents zélotes tendent à le démontrer.
Vers 701 sous le règne du pharaon nègre Taharka, au XIII<sup>e</sup> siècle sous le
règne de l'empereur Abubakar du Mali, entre 1462 et 1492 sous l'empire
Songhaï, des expéditions vers le Nouveau Monde eurent lieu.
Léo Wiener, linguiste germano-américain, note l'influence africaine sur
certaines langues américaines et sud-américaines de la période
précolombienne.
Des têtes de type négroïde trouvées en territoires Olmèques, en Amérique
centrale, au Mexique, datant de 800 à 700 avant Jésus-Christ, amenèrent la
Société d'archéologie américaine réunie en mai 1968 à Santa Fé à conclure :
«II ne fait aucun doute aujourd'hui que le Nouveau Monde reçut des
visiteurs venant de l'Ancien Monde dès avant 1492, et même durant la
Préhistoire.»
Que l'on ne s'étonne donc pas que les paradoxes de la découverte soient
un tel heureux jaillissement de langage.