Un si fragile vernis d'humanité : banalité du mal, banalité du bien

Un si fragile vernis d'humanité : banalité du mal, banalité du bien

Un si fragile vernis d'humanité : banalité du mal, banalité du bien
Éditeur: La Découverte
2007301 pagesISBN 9782707153265
Format: PocheLangue : Français

On a pu espérer, un temps, que les monstruosités

de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous.

Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre,

on torture, on extermine. Comment comprendre cette

facilité des hommes à entrer dans le mal ? Michel

Terestchenko rouvre ici le débat, en complétant

notamment la démonstration de Hannah Arendt. Héros

ou salaud ? C'est toujours une décision initiale, à peine

perceptible, qui décide du côté dans lequel, une fois

engagé, on se retrouvera in fine.

Mais qu'est-ce qui explique cette décision ? C'est là

où l'enquête de M. Terestchenko prend toute son

ampleur. Elle montre combien est stérile l'opposition

entre tenants de la thèse de l'égoïsme psychologique et

défenseurs de l'hypothèse d'un altruisme sacrificiel. Ce

n'est pas par «intérêt» que l'on tue ou que l'on torture.

Ni par pur altruisme qu'on se refuse à l'abjection.

Les travaux qui analysent les phénomènes de soumission

à l'autorité, de conformisme de groupe ou de passivité

face à des situations de détresse invitent à

comprendre tout autrement les conduites de destructivité.

Tirant les conclusions philosophiques de

recherches récentes entreprises en psychologie sociale

et s'appuyant sur certains exemples historiques particulièrement

éclairants, l'auteur propose de penser les

conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme

: celui de l'absence ou de la présence à soi.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)