Violences urbaines : ascension et chute des classes moyennes à travers cinquante ans de politique de la ville

Les émeutes urbaines des vingt
dernières années ne tombent
pas du ciel, mais s'inscrivent
dans une histoire longue du
logement social et des grands ensembles. C'est à restituer
cette histoire, depuis la reconstruction qui a suivi
la Seconde Guerre mondiale, que s'attachent les
auteurs soulignant comment ce qui fut longtemps promesse
de confort et d'émancipation a pu s'inverser, au
milieu des années 70, en malédiction des banlieues et
stigmatisation des quartiers défavorisés. À partir de
solides études de terrain, ils rendent compte des
violences urbaines comme symptôme d'une
nouvelle question sociale. La politique de la ville a tenté
d'y apporter une réponse, laquelle reste sans doute en
deçà du profond renouvellement de l'action politique
et sociale qui serait nécessaire.