Confessions d'un journaliste lamentable : ma nécrologie

Les journalistes sont-ils des imposteurs ? Les lecteurs sont-ils
dupes ? Le journalisme n'est-il qu'une société d'admiration
mutuelle ? Faut-il penser, avec André Comte-Sponville, que «le
journalisme pousse à la médiocrité» ?
Ces questions, Guy Baret les pose avec humour et franchise dans
un livre de «confessions» faussement posthumes.
Loin de toute «langue de bois», il reconnaît que le journalisme
fut pour lui une activité ludique, plus futile qu'utile, et avoue s'être
beaucoup trompé.
Il raconte, entre autres, comment Valéry Giscard d'Estaing lui
annonça sa nomination en tant qu'éditorialiste au Figaro. Comment
un directeur du Figaro l'assura que ce quotidien «a 100 000 lecteurs
de trop». Comment il dut «bidonner» son grand reportage sur
les traces de Jack London.
Et bien d'autres récits et anecdotes, tour à tour drôles ou
choquants... Guy Baret en profite pour dresser le portrait de patrons
de presse comme Robert Hersant et de certains confrères.
Un livre qui met en question la crédibilité des journalistes : on
s'indignera peut-être, mais on rira surtout beaucoup !
Guy Baret fut journaliste, éditorialiste à L'Aurore, France Soir
et chroniqueur au Figaro. Il est l'auteur de Comment rater
l'éducation de votre enfant avec Françoise Dolto et de plusieurs
pièces de théâtre.