De la ville perdue à la ville retrouvée, la ville en devenir : actes du colloque de Saint-Lô (Manche) 29 et 30 septembre et 1er octobre 2004

Une soixantaine d'années se sont écoulées depuis la fin de la seconde
guerre mondiale. Les immeubles et les quartiers qui ont surgi des
décombres datent maintenant d'un demi-siècle. Interrogés par les
générations qui leur ont succédé, les habitants qui ont vécu les combats
et les destructions de la guerre ouvrent maintenant leur mémoire. En
octobre 2004, le colloque de Saint-Lô a été l'occasion non seulement
de revenir sur les choix architecturaux qui ont guidé la Reconstruction,
mais aussi de s'interroger sur la place que tient la ville reconstruite
dans la ville d'aujourd'hui. Comment est-elle perçue et vécue ? Quelle
place occupe-t-elle dans la mémoire urbaine ? Comment s'insère-t-elle
dans les projets urbains d'aujourd'hui, comme espace à rénover
et patrimoine à valoriser ?
Dans l'ouvrage De la ville perdue à la ville retrouvée, la ville en devenir ,
les villes normandes, dont Saint-Lô, sont bien sûr évoquées, mais aussi
Brest, Dunkerque, Royan, Portsmouth, Kiev, Berlin. Les regards des
architectes, des géographes, des historiens s'élargissent à des villes
mutilées par d'autres combats que ceux de la seconde guerre mondiale
: Beyrouth au Liban, Guernica au Pays basque espagnol. La
reconstruction de villes ravagées par un cataclysme naturel en Iran,
en Espagne... ou encore celle de bidonvilles au Chili après destruction,
invitent à varier les regards sur la ville détruite, perdue, puis reconstruite
et réappropriée par ses habitants, et maintenant impliquée dans
les projets de la ville d'aujourd'hui.