Marhaba : parages intranquilles : mémoires d'exil

Marhaba
Parages intranquilles
Des femmes et des hommes ont quitté la terre qui ne leur offrait plus la vie. Dans l'espoir d'un ailleurs, ils vont franchir une ligne du côté de l'absence où le déplacement à la surface du monde n'aura d'égal que le temps long de l'exil. Le pays rêvé va prendre le visage d'un lieu étrange aux résonances de Babel : une « cité de transit » dans laquelle ils viennent habiter à partir des années 1960, qui porte le nom de Marhaba , qui signifie Bienvenue en langue arabe. Sa destruction 50 ans plus tard va provoquer à nouveau le déplacement de ses habitants. Et c'est ainsi que la mémoire va leur revenir, de façon douloureuse. Deux formes d'écriture à lire comme deux lignes mélodiques. Des récits de vie, des récits de parcours de ceux dont l'empreinte est venue marquer le sol même du nouveau rivage. Et en filigrane, une méditation sur l'exil que nous portons peut-être tous en nous-mêmes, et que viennent rappeler à notre conscience les habitants de Marhaba.